• Claire voyance

    J'ai compris quelque chose ce matin, d'assez important. C'est la façon dont je vis la fin d'une relation, et de fait, cette compréhension m'a également ouvert les yeux sur ma relation avec Vlad, et cette rupture qu'au bout de deux ans je digère encore assez mal.

    Le fait est que je ne suis pas de ces gens qui décident, résolument, de rompre une relation insatisfaisante "du jour au lendemain". Certains ont cette capacité à briser des rêves, des liens, les rares espoirs qui peuvent subsister, pour vider un appartement, effacer un numéro et les souvenirs qui vont avec. J'aurais aimé être de cette trempe là, mais je ne fonctionne pas ainsi.

    Ma première longue histoire a été exceptionnelle sur la fin, car jamais je n'aurais pensé possible de me sortir de cette relation qui a duré quatre années.

    Je procède par étapes. Le couple commence à souffrir; je veux alors m'accrocher, lutter pour ne pas perdre ce que nous avons tenté de mettre en place. L'autre, en face, ne réagi pas, ou peu. La communication étant vitale pour moi, je me heurte à un mur. Je poursuis mon combat, seule. C'est là que mes proches s'agaçent et s'irritent de me voir ramer et souffrir sans "réagir". Certes, mais n'oubliez pas que je fonctionne à l'opposé des gens qui tranchent de façon pratique.

    Puis, petit à petit, je me ferme, comme une huître. Alors que j'étais d'une transparence parfaite, toujours ouverte au dialogue, à l'échange, je deviens une étrangère, un mur moi aussi. Bien souvent, je vais chercher l'écoute que je n'ai pas en couple, ailleurs. C'est là que malgré moi, l'autre réagi enfin, mais il est trop tard.

    Avec Vlad, quand notre couple a commencé à se fissurer, j'allais personnellement mal (pour des problèmes de santé, de boulot). J'avais besoin de lui. Bien des soirs j'ai cherché à parler, j'ai attendu son soutien, mais il me rejetait, par le silence ou par l'ironie. Alors, il s'enfermait dans ses jeux sur internet, et moi je restais seule avec ma grande souffrance. Puis, peu à peu, j'ai naturellement cherché sur internet ce que Vlad refusait de me donner à ce moment là. Et là, le fossé entre nous s'est cristallisé, puis élargi. Jusqu'au jour où cette complicité que nous avions cependant eue pendant trois ans, s'est étiolée jusqu'à mourir.

    Vlad a bien enfin pris conscience (mais trop tard), que je ne l'aimais plus et ne voulait plus discuter. J'avoue qu'il a cherché le dialogue vers la fin, il m'a reproché d'être un mur, d'être fermée, de ne plus faire d'effort; c'est vrai, c'était le cas. Mais il avait laissé passé trop de chances pour récupérer notre histoire, et cela, je ne peux le décider, ni revenir en arrière.

    En ce moment c'est ce qui se produit dans ma vie, et je m'observe comme une spectactrice. La grande bavarde que je suis se transforme petit à petit en "présence" sans âme, dans mon couple. Je vais bien, tout va bien. Je souris, je feins, mais je pars surtout. C'est peut-être la seule façon de rompre que j'ai trouvé pour ne pas souffrir plus encore.


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