Je m'étais juré de ne plus refaire cela, mais à présent l'absolue nécessité est apparue hier, quand encore une fois je suis rentrée du travail en pleurs.
Envie de tourner le volant à fond et partir dans un arbre. Triste constat d'une vie dénuée de toute vie, finalement. J'ai pourtant tout pour être bien ....
Oh, ce n'est la faute de personne. Je n'incrime personne ni ne regrette quoi que ce soit, et pour une fois dans ma courte existence, je reconnais que mon mal-être ne dépend ni d'un tiers, ni d'une histoire d'amour, ni de rêves déchus, mais de MOI. Et ce depuis toujours.
5 ans à fuir le mot "dépression", qui m'apparait à ce jour avec netteté et évidence.
Je me suis cachée derrière des problèmes factices pour justifier mon mal-être. Mais à un moment il faut regarder les choses en face : ELLE est bien là, installée, insidieuse.
Et depuis quelques semaines, à l'évidente absence d'envies, s'ajoute une anxiété généralisée et surtout sociale .... l'horreur au quotidien qui m'a fait avaler des Xanax comme on prend un chewing-gum. Bravo ..... je cumule les attaques de panique pour un rien.
ENFIN ...........
J'ai pris les choses à bras le corps ce jour, pour sortir de cette vie invalidante, telle une prison où ta cellule est ton propre esprit. Ma psychothérapie suspendue pendant 2 mois est d'autant plus un problème, mais pas une raison pour que je m'enlise plus encore jusqu'à ne pas savour surmonter une mauvaise pulsion. Et puis je ne veux pas être un poids pour quiconque, mais plutôt une force, une épaule.
Mon médecin a décellé une phobie sociale ... mais sans doute liée à la Dépression. Donc traitement de fond : antidépresseurs. Celui qui m'est prescrit parait tout à fait adapté.
J'en ai besoin, je ne peux plus continuer ainsi. Faire le vide autour de soi, se terrer seule, par peur de tout et absence d'envies, n'est pas une VIE pour personne, même les plus criminels.
Pour une fois il me semble avoir pu regarder les choses en face, et cesser de condamner le monde entier.
Petite lueur d'espoir, mais ça va être dur .........et beaucoup, beaucoup de travail en psychothérapie .... car comment, et pourquoi surtout, en suis-je arrivée là ?
Ensuite, dès que j'irai mieux, je vais mener à bien mes projets de vie. Et j'en ai quelques uns, malgré cela, mais chaque chose en son temps.
Par contre, je me demande si la phobie sociale engendre la dépression ou l'inverse .... ?