La seule "chose" qui me retient de vivre, c'est LUI.
Lui.
Qui croit en moi, en nous.
J'ai une larme qui roule sur ma joue droite. Je ne comprends pas. Je ne suis pas triste.
Mais j'ai pensé aux médicaments et à la FIN. La vraie FIN. Celle qui met fin aux douleurs et à l'absurdité. Je n'arrive plus à vivre, comprennez-le.
Mais lui infliger ma mort me rend encore plus mal, que l'idée d'infliger cela à mes géniteurs. Lui, qui a dispersé les cendres de sa femme ce matin.
Alors je me dois de tenir. Mais sans lui .... que serais-je ?
RIEN
Sauf que je n'ai plus envie. J'ai toujours été inadaptée. Je n'en peux plus. J'espère ne pas faire une bêtise .....
Deux personnes en moi se battent en permanence, celle qui veut vivre, celle que j'étais avant, pleine de jovialité, cette jeune femme sociable. Et l'Autre, austère, mélancolique et suicidaire. Selon les périodes, l'une remporte sur l'autre. Et là je ne contrôle rien.