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En Vrac ....

Humeur triste ce soir.

Ces quelques jours vont être longs, plus longs que je n'osais croire.

Je me rends compte que je ne vis pas les choses de la même façon, en fonction du moment où je les anticipe à l'avance, et quand je suis acculée, au pied du mur. L'ironie du sort, c'est que ce sera en Bretagne. Le comble ....

Je croyais me réjouir de ces jours, mais finalement toutes mes failles et carences ressurgissent brutalement sans que j'ai pu penser un instant qu'elles surviendraient.

Je me déteste d'être si fragile. Mais la situation est très difficile et, malgré moi, mon empathie et mes émotions prennent fatalement le dessus.


Journée atroce au bureau. Mon traitement me fait flirter en permanence avec la somnolence, de préférence le matin vers 11 heures. Et ça reprend l'après-midi, heure de la sieste. Mon siège de bureau présente en plus l'avantage paradoxal et dangereux, de se renverser en arrière, si bien qu'on se croirait vite allongé sur une chaise longue .... Parfois, je plonge doucement dans le sommeil, une douce torpeur. Les bruits alentours, les voix de mes collègues, deviennent sourds et diffus. Puis tout à coup, un coup de fil me fait sursauter. C'est insupportable.

Je fais de gros efforts de sociabilité, en plus que nous sommes heureusement peu nombreux. Parfois cela échoue (notamment dans mon service), mais mes relations sont excellentes avec les employés travaillant dans l'atelier. Nous abordons des sujets divers et parfois, curieusement, très philosophiques. Je ressens de leur part une grande sympathie doublée d'une séduction assez particulière. Mais pour autant, cela est impuissant à faire remonter l'estime que je me porte (pas).

Je me déteste en ce moment. Et parfois je me demande si je ne m'auto-mutile pas d'une certaine façon, au sens figuré bien sûr. Je m'abime, je m'use, je me fais mal parce que je ne m'aime pas.


J'avais besoin ce soir, de "parler" à une collègue que j'ai récemment soutenue, car elle traverse des difficultés avec son ami et a eu des conflits au travail. Je l'ai soutenue, écoutée, j'ai même été la chercher chez elle pour la conduire au travail. Elle a été reconnaissante sur l'instant, en m'offrant de jolies verrines, mais au moment où justement j'ai besoin d'elle, de son écoute, de sa compréhension, je me retrouve face à un mur. Peut-être ne veut-elle pas risquer de subir les conséquences d'un parti-pris mais je me sens durement lâchée. Du coup, je m'aperçois que je n'ai vraiment personne à qui je peux me confier en toute simplicité, et sans retenue surtout.


Pour le reste, je reviens sur mon traitement "de cheval" ...  demain soir j'ai rendez-vous chez mon généraliste pour tenter de voir comment remédier à ces problèmes de somnolence qui m'empêchent de pratiquer mon activité professionnelle "normalement". Changer de traitement me gêne réellement. D'un autre côté, il me semble qu'il parvient à soigner une partie de mon problème (mon anxiété généralisée et sociale notamment, je suis beaucoup plus sereine, détendue), mais il ne combat pas la dépression.

De fait, je suis d'humeur neutre, mais sans ressentir aucune envie ni motivation pour quoi que ce soit. Je suis fatiguée en permanence, je me sens lasse, je n'ai aucun projet et je me sens engourdie. La seule différente (l'Unique différence) c'est que je n'éprouve plus d'envies suicidaires. J'ai malheureusement connu ces envies et j'ai bien pensé que j'allais y passer pour de bon. Mais pour moi, rien n'est aquis, je reste sur mes réserves, par lucidité.


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S
bonsoirBonsoir à toi l'Amoureuze,<br /> je viens justement de raccrocher au téléphone avec ma mère, à qui je disais combien les effets secondaires de mon traitement sont durs ... je prends un traitement qui m'apporte du positif sur l'anxiété, par contre les effets secondaires sont terribles, notamment la somnolence. Je suis aussi passée par tout le reste et je peux dire que c'est difficile. Aujourd'hui j'oscille entre l'envie de tout arrêter, et celle de poursuivre à présent que j'ai encaissé les effets secondaires (globalement) qui se font ressentir surtout au début. Je ferai le point demain avec mon médecin. Mais je ne sais plus quoi faire, à dire vrai, pour affronter le quotidien ....<br /> Mais je suis entièrement d'accord avec toi. Le meilleur antidépresseur, c'est l'Amour, et puis aussi l'Espérance. Ce que je n'ai plus hélas. D'où ma descente aux Enfers je l'avoue ... :((( je n'ai plus la force. J'ai trop donné. Je suis à présent vide. <br /> Merci de me comprendre pour mon travail. Je vais hélas, par la force des choses, devoir demander un arrêt si je peux, car je n'y arrive plus. Je suis trop faible, trop abattue pour y arriver, vu les derniers mois passés. J'aurais préféré que cela n'arrive jamais, finalement ...
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L
Tu saisMoi je ne prends pas de traitement chimique, j'ai toujours été contre tous ces trucs qui donnent des tas d'effets secondaires, nous déclenchent d'autres maux, plus sournois, au fil du temps, alors j'ai adopté un antidépresseur naturel dont je suis très contente, même si... il n'évite pas les coups de blues certains jours... Et puis le meilleur antidépresseur que je connaisse c'est l'Amour... Bonne soirée et bon courage pour ton travail, c'est déjà le milieu de la semaine :)
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