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Petite avancée .....

Alors que ma vie privée est un fiasco sans nom dont j'ai tellement honte que je n'en parle pas ici, je réalise certaines choses primordiales et nécessaires à l'avancée de ma thérapie.


DEUX pistes essentielles sont à explorer :


la peur de l'abandon en réaction aux déménagements subis petite (cela m'est apparu d'un coup ....)


le lien à ma mère, contre-exemple de femme libre.


Les déménagements :

Sans vouloir me plaindre car ce serait déplacé, il est vrai que j'ai malheureusement connu beaucoup de "deuils" et de pertes, petite.

Premier départ à 8 ans, de Lyon, où j'étais en classe, j'avais ma meilleure amie, mon "amoureux", mes repères, ma famille aussi (2 grand-mères, oncle).

Je me souviens avoir gardé quelques temps contact par lettres manuscrites, avec ma meilleure amie qui, peu avant le déménagement, m'avait fait beaucoup de mal car elle s'était entichée d'une autre camarade de classe et notre relation fusionnelle avait été anéantie. Je me rappelle d'une sortie ski déplorable, où elles s'amusaient sans moi et j'en ai énormément souffert, j'avais 8 ans à peine.

Un jour elle m'a écrit dans sa lettre : "Je suis désolée pour tout le mal que je t'ai fais.". Piquée à vif et jamais remise de cela, je n'ai jamais répondu. Je préférais en rester là.

J'avais vraiment trop souffert; elle s'appellait Armelle.


Puis nous sommes restés à Mulhouse de l'âge de 8 ans à 11 ans. Là aussi j'ai tissé des liens forts avec d'autres camarades, notamment Isabelle qui m'a énormément déçue plus tard quand, un jour que je lui rendais visite en un court séjour peu après notre déménagement en Isère, j'avais découvert un courrier adressé à une autre de nos amies, où elle me critiquait ouvertement.

Là aussi j'ai coupé les ponts. Heurtée, blessée.

Mais chaque fois c'était un déchirement terrible, que de perdre ses repères, cet univerxs d'enfant, ses camarades de classe.

Fort heureusement, j'ai pu et su m'adapter à maintes reprises.

Mais tous les enfants ayant vécu des déménagements ne sont pas pour autant devenus des cas dramatiques comme moi .... !


Ma mère comme contre-exemple de Liberté :

Je le savais plus ou moins déjà, mais j'en ai pleinement pris conscience ce jour.

Ma mère a quitté son ami (avec qui elle est depuis 12 ans et dont je parlais déjà au début de ce blog) pour s'installer à Voreppe dans un appartement (fait totalement abracadabrant) situé dans un immeuble que j'ai découvert en ce début d'année 2010. Le hasard ..... ou le destin ?


Aujourd'hui, en dépit de cette distance physique mise avec son copain, elle a rechuté. Pour la centième fois.


Bref, j'ai réalisé que ma mère est avec un homme qui la maltraite depuis 10 ans exactement. Et leurs ruptures alternent avec de chaudes réconciliations. Ma mère est incapable de vivre sans son ami, un bourreau sordide, un pervers narcissique, le Vrai.

Ma mère est une grande dépendante affective, d'ailleurs son psy me l'a clairement dit : "vous êtes toutes les deux intelligentes, mais vous restez de petites filles.".


Tout à l'heure je parlais avec une amie. Je lui disais : "Oui, je ne quitte pas X mais il ne m'a pas frappée, pas insultée, pas trompée. Donc je ne vois pas pourquoi je le quitterais, même si je ne suis pas heureuse avec lui."


Ce sont donc ainsi là mes repères : pour moi, si les barres d'alerte de la violence et de la tromperie n'ont pas été atteintes, il n'est pas pardonnable à mes yeux que je puisse vouloir m'émanciper.

Voilà donc de belles pistes de réflexion pour ma séance psy demain. En l'occurence, j'ai pris conscience qu'une rupture quasi totale avec ma mère serait favorable. Je pense que je ne me suis que de trop impliquée et investie dans ses méandres affectifs et ce n'est pas bon, car j'ai curieusement toujours eu cette peur terrible de lui ressembler un jour.


A méditer ............








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