Hier soir j'ai fini par aller me coucher en essayant de faire parler l'autorité en moi, à l'image d'une maman grondant son enfant qui ne veut pas regagner son lit à heure tardive.
Chaque fois que cela arrive, des moments comme hier, le lendemain je suis mal et j'ai honte d'avoir pu oser vouloir en terminer, et surtout je suis effarée par la facilité avec laquelle cela pourrait arriver.
On ne choisi pas de naître, mais on peut mourir si on le désire.
Qu'on ne me dise pas que c'est un acte de lâcheté, pour moi qui ai été confronté hier soir, à cette croisée des chemins (vivre, en finir) je peux dire que c'est effroyablement angoissant d'avoir à prendre un parti. Parce qu'il en coûte de notre vie et si on ne se râte pas, c'est définitif et sans retour arrière ....
Aujourd'hui je me suis jetée dans le travail pour ne pas trop penser. Cela a été bénéfique. Par contre, je suis rentrée comme une furie en voiture ce soir, je ne suis pas fière .... mais cette route me fatigue de trop.