Ce soir, je suis à la maison. Rentrée tôt, je pensais encore m'abrutir devant le petit écran, mais je me surprends à vouloir sortir, profiter de la nuit, des strass, des paillettes, sans me soucier du lendemain.
Ma vie n'est pas faite de grand chose en ce moment. Après 7 mois de souffrance, d'asservissement, j'ai perdu mon travail. "Hop, on passe au numéro 27", on claque la porte, je pars, et place à la suivante. Je la plains profondément. Entourée de requins sans scrupules, de manipulateurs, et de clowns sinistres. Finalement, ne suis-je pas mieux à la maison ? Mais la "mama parfaite" que j'étais devenue, avide de ménage et de soirées oisives, a fait place à une jeune frustrée friande de sorties tumultueuses, de rencontres et d'imprévus. Normal : je dors "toute la journée". Façon de parler bien entendu. Je m'occupe, mais ne vois personne et n'éprouve une fatigue que morale. Car mon activité physique est au minimum.