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Un souffle de liberté

Il est vrai que je suis atrocement malade, j'ai le visage en feu, la gorge qui me pique et le nez congestionné. Je n'osais pas y croire quand hier matin je me suis levée avec un mal de gorge significatif. Et puis aujourd'hui la sentence est tombée. Je suis encore malade, puisque le mois dernier je l'étais déjà, ayant chopé les pires virus qui trônaient dans le coin.

Je me sens seule au monde avec la tête dans le coton. 

Mais malgré cette maladie qui m'anéantie, je suis heureuse. Heureuse d'être en week-end, comme tous les vendredis soirs, qui est mon moment préféré de la semaine, quand tout est à vivre, rien n'est vraiment commencé. 

J'ai eu un mal fou à travailler aujourd'hui. Déjà, je me suis réveillée ce matin, dans le même état de fatigue qu'hier soir quand je suis allée me coucher. J'avais l'impression d'avoir tout juste éteint la télé et mis mon réveil, me préparant pour une douce nuit. Je suis allée prendre ma douche comme un zombie. La terre valsait sous mes pieds.  Et ma gorge, et mon nez en ébullition.

La journée fut donc à l'image de ce réveil peu commun.

J'ai surpris par hasard une discussion entre mes collègues. Demain soir, ils se réunissent tous pour sortir, entre eux. Evidemment, je n'ai pas été invitée. Je suis la pestiférée du coin Oups !

Je suis cette bête étrange qui renferme un mystère tellement énorme et inquiétant, qu'on n'ose pas me parler ni m'inviter à quoi que ce soit. 

Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Sans que je puisse me l'expliquer (et je ne suis pas dupe pourtant, ni bercée d'illusions)  j'ai été mise à l'écart des discussions, des projets de sorties, et cela s'applique même à la distribution des gateaux quand ces dames en confectionnent. On est propose à tout le monde, mais moi je peux me gratter, en gros.

Donc je débarque la plupart du temps, comme un naufragé sur son ilot, découvrant des restes de gâteau (apparemment délicieux, vu ce qu'il en reste !) ou apprenant par hasard, parce que mes oreilles étaient là à ce moment là, qu'ils ont fait un repas le week-end ou projettent de se retrouver le soir. Ils, ce sont surtout des femmes, et un gars ou deux à tout casser, suffisamment femelles et hypocrites pour survivre parmi toutes ces poules abjectes.

Au fil des mois je me suis forgé une carapace. Cette carapace ne résiste pas à tout. Des jours comme aujourd'hui, c'est suffisamment pénible pour que j'en parle. Et surtout, je m'étais plus ou moins liée d' "entente" avec une nouvelle recrue, et j'ai compris qu'elle était conviée à la soirée, alors qu'elle ne m'en a surtout pas parlé. C'est ce qui m'a le plus déçue. Mais enfin au moins maintenant, je suis fixée sur son honnêteté et sa transparence, sur lesquels j'avais déjà certains doutes (-quand je vois sa façon de reluquer mon poste de travail, je m'interroge sur ses véritables intentions-).

 

 

 

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S
Dame ClaudiaBonsoir Dame Claudia<br /> <br /> je suis très heureuse de te lire ici, et contente que tu te sois arrêtée un moment sur mon blog.<br /> <br /> Je comprends ce que tu veux dire. Il est vrai que nous ne sommes "pas au travail pour nous faire des amis".<br /> Je suis tout à fait en phase avec cet adage.<br /> <br /> Mais j'aurais aimé, sans m'y complaire, au moins trouver dans mes relations professionnelles, une intégration positive, une "place" parmi tout ce petit monde.<br /> <br /> Etre "populaire", sans que cela n'affecte ou n'influence ma vie, mais simplement retirer du positif, avec le recul que la vie professionnelle impose.<br /> <br /> Ce qui m'affecte, c'est simplement cette image "de pestiférée" qu'on me renvoie, l'image d'une fille pas assez appréciée pour qu'on la convie à un repas de service. C'est la première fois que cela m'arrive en 7 ans que je travaille, avec toutes les boites que j'ai fais.<br /> <br /> Mais ce n'est pas grave ...<br /> C'est vrai qu'au travail tout est une histoire d'image, "de faux semblant" comme tu le dis justement.<br /> Mais il faut y trouver du positif ...<br /> Et il est vrai que la sincérité, et l'honnêteté trouvent davantage leur place à l'extérieur dans les rapports personnels et choisis.<br /> <br /> A bientôt, et au plaisir de te relire<br /> Scorpionne<br />
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D
Pourquoi.?.Es-tu si éloignée de tes collègues, "pestiférée" comme tu le dis.?. Je m'interroge, car je suis un peu tout l'inverse, tout le monde "m'aime bien", je me sens "populaire"... Pourtant, est-ce qu'au travail tout n'est pas une histoire de faux-semblants.?. Ce sont ceux que je vois en dehors sur lesquels je sais que je peux compter... C'est ma deuxième lecture ici, je reviendrai :)
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