Je n'ai pas pu ce matin .... j'ai laissé tomber.
Je suis restée prostrée, vide encore. Fermée, coupée de tout.
Je suis fatiguée que ma famille me harcèle en permanence pour me voir, m'entendre. "On ne te voit plus ..." me disent-ils. "Quand est-ce qu'on se voit ?" me demandait ma mère par texto tout à l'heure.
Je voudrais partir loin, les oublier, les enterrer, car ils m'usent et me fatiguent.
Ils s'inquiètent et à la fois, sont incapables de prendre au sérieux ma dépression. Mon père va jusqu'à penser que je me créé des maladies imaginaires !!!
Je fuie ma mère depuis qu'au téléphone, elle m'a hurlé dessus avec toute la dureté dont elle est capable, parce que je prends des antidépresseurs et d'après elle "ce n'est pas normal".
Mais je me fiche de la normalité !!!! Elle aussi se drogue, depuis des années, comme mon père qui tel un pantin, se gave de Prozac depuis 20 ans. Et oui !
Alors jugée, condamnée, clouée au piloris en permanence, espionnée, épiée, critiquée, contestée, mais bon sang je n'ai pas demandé à venir au monde.
Je les déteste à ce jour. Ce sont les premiers artisans de mon malheur.