Mon adorable paternel pense que je me créé des maladies imaginaires ..... ou des problèmes. Comme si, à 28 ans, je décidais tout à coup, de faire une crise existencielle, cette fameuse crise d'adolescence que je n'ai d'ailleurs jamais faite, étant toujours et pour tous, un modèle de complaisance et de sagesse.
Je lui dis et lui répète, que je vais mal. Il répond par l'anxiété, par l'invasion même, allant jusqu'à m'appeler 5 fois par jour simplement pour s'assurer que je suis toujours en vie. Vous comprenez, son frère s'est suicidé fin 2009, il reporte alors sur moi ses angoisses irrésolues.
Je suis lasse des "tu m'inquiètes" qui ne font que m'angoisser plus encore. Bon sang, mais oubliez moi !!! De quelle aide êtes-vous ??? aucune, si ce n'est reporter sur moi vos psychoses aliénantes.
Je dis à mon père que je voudrais me reposer : "Juste une ou deux semaines d'arrêt maladie, car je n'en peux plus de mon travail".
"Tu vas perdre ton emploi !! ils vont te licencier !" assenne t-il comme s'il s'agissait d'une vérité.
"Tu n'as aucun sens des réalités !" ais-je lancé avant de raccrocher.
Et ma mère, si bien pensante et si formelle, elle même est en arrêt maladie .... alors qu'elle se porte comme un charme ! mais moi je n'ai forcément pas la légitimité de prendre soin de moi, de ma santé physique et mentale. Car étant par naissance, et par définition, une perdante, une looseuse (d'après mon père), si jamais j'osais risquer un arrêt de quelques jours, fatalement je serais envoyée au tribunal !!
Cet homme a peur de tout. Il m'a inculqué la peur, la crainte, et la gaucherie aussi, de ceux qui manquent absolument de confiance en eux. Il m'a anéantie.